Exploration littéraire : l’univers de Mahdia

Ce matin, j’ai repris le chemin de ma chambre littéraire à travers un exercice d’écriture libre. Ces moments d’écriture sans attente sont des portes d’entrée vers mes univers. L’un d’eux m’a ramenée aujourd’hui à Mahdia ou l’éloge de la faim, ce grand projet qui m’habite depuis si longtemps.

J’avais d’abord demandé à l’IA :

Et elle m’a suggéré un rituel en trois étapes.

Dans la première, je prenais 2-3 minutes de respirations profondes. « Respire lentement, m’écrit-elle, et imagine que chaque inspiration vient du centre lumineux de ton ventre. À chaque expiration, laisse s’éloigner la tension des rendez-vous de la veille. Quand tu sens que ton souffle devient plus rond, plus paisible, murmure intérieurement : « Je reviens dans ma chambre littéraire. Je retrouve la source. »

Dans la deuxième, elle m’a suggéré une phrase d’amorce : « Ce matin, mon souffle me parle à travers… » « Et laisse venir ce qui s’éveille, m’écrit-elle ensuite, une image, une voix, un lieu, un souvenir, un être imaginaire. N’analyse pas, ne retiens rien. Laisse la main suivre le flux. Tu peux écrire à la main, lentement, pour que ton geste suive ton souffle.. »

Dans la troisième, elle m’a demandé de répondre à la question suivante :

« Quelle vibration de ce texte pourrait m’aider à retourner vers Mahdia aujourd’hui ? »

Lors de la deuxième étape, ça a été assez rapide. J’ai tout de suite vu dans ma tête une jeune femme étirant le bras pour agiter son foulard au jeune homme qui descend du train.

Résultat de l’exercice :

Quelle vibration se dégage de ce texte qui pourrait m’aider à entrer dans mon roman Mahdia ? Comment ce fragment d’histoire devient-il un passage plus vaste vers l’univers de Mahdia ? Que contient-il en son coeur qui puisse résonner avec Mahdia ?

La profondeur d’Aline fait écho à celle de Mahdia. Mahdia est une jeune femme au don d’extrême empathie, qui ressent la douleur et la détresse des gens autour d’elle. Aline ressent que Jean a vécu un traumatisme, et elle l’aime suffisamment pour l’aider à guérir et à l’attendre. Elles sont toutes les deux empathiques et généreuses de leur personne. Dans les deux univers, il y a une guerre… Dans le cycle 1 de Mahdia, la guerre n’a pas encore éclaté entre les deux clans des Kyars, mais on ressent les tensions sous-jacentes à son éclosion.

Voilà ! Maintenant, je te quitte pour entrer dans mon roman, Mahdia.

L’écriture libre m’aide souvent à renouer avec la vibration profonde de mes histoires. À chaque fois, un fragment surgit, porteur d’un sens caché, d’un écho vers Mahdia.

Et toi, t’arrive-t-il que l’écriture t’ouvre des chemins inattendus vers ton propre univers intérieur ?


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