La Sed

Petite portion de l’univers de ma série littéraire de science-fiction, Mahdia ou l’éloge de la faim

Illustration d'une pieuvre colorée avec des tentacules, accompagnée du texte 'La Séd' en haut de la page.

MAHDIA. Mes veines en braises vocifèrent le poison. Mon souffle s’asphyxie de larmes taries. Ma voix s’arrache au silence fendu. Je crie. Mon vent d’orage n’atteint que la porte.

La porte. Rouge. Sur laquelle me fixent trois yeux. Une porte rouge. Rouge. Comme celle dans la muraille à l’entrée de Realejo-San Matías. Une porte rouge, maudite. Par où tout a basculé. Porte d’enfer. Viscères pourris. Maudite porte rouge. Je te hais ! Je hais ces yeux qui me fixent. Des trous assoiffés, infinis, sans fond. Des trous. Ce maudit trou au creux de l’être ! Cette faim, cette soif à jamais inassouvie. À jamais. Je te hais ! Je t’annihilerai. Je pousserai la porte rouge et j’entrerai dans la sphère de La Sed. J’y libèrerai le feu/poison/virus, et tu mourras… Tu n’auras plus faim ni soif, La Sed. J’aurai le dernier mot, le dernier souffle, la dernière marche, le pas final, l’aboutissement décisif, la fin sur toi. Je t’éradiquerai.


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