Il existe des soirs où la lumière revient sans prévenir.
Où l’on dépose ses fatigues au seuil d’une salle, et où l’on entre telle que l’on est, nue de façade, portée seulement par la vérité de nos mots.
Le lancement collectif de la SEM a été pour moi l’un de ces soirs-là : un souffle, une ouverture, une douceur retrouvée.
Le 13 novembre dernier, je participais au lancement collectif de la SEM (Société des écrivains et écrivaines de la Mauricie), et j’ai vécu une belle soirée.
La veille, je revenais tout juste d’un séjour d’une semaine au Spa Eastman, dans l’Estrie. J’y étais allée afin de me reposer, car ma fatigue habituelle s’était accrue de façon considérable ces dernières semaines, et cela m’inquiétait. Durant ce séjour, j’ai trouvé des pistes sur les raisons de mon épuisement. Et depuis, je mets en pratique des exercices de respirations profondes, dont la cohérence cardiaque, au moins trois fois par jour. Et je vois déjà, après 21 jours, une différence dans mon énergie. Je laisse tomber les attitudes et les comportements que j’avais à cause de mes vieilles croyances et de mes fausses pensées, et qui ne m’apportent plus rien de bon. À 57 ans, il est temps que je fasse un peu de ménage dans ma tête, non ? J’ai toujours vécu en fonction des autres, car j’étais en quête d’amour… Mais la superbe nouvelle, c’est que je suis aimée ! De toute part ! De ma famille, mes fils, mon conjoint, mes parents, ma soeur, mes ami.e.s, mes collègues… mon chat, les aigles qui planent au-dessus de la falaise au bout de notre terrain et les multiples oiseaux qui viennent nous faire de petits coucous dans nos mangeoires. Je n’ai plus à être quelqu’un d’autres dans l’espoir d’être aimée, j’ai juste à être moi-même.
C’est ce que j’ai fait lors de cette soirée du lancement collectif de la SEM. J’ai misé sur la sincérité et l’authenticité pour présenter la nouvelle que j’allais leur lire.
En juin dernier sortait mon tout dernier bébé littéraire, en auto-édition, avec BouquinBec : un recueil de nouvelles, Le Papillon des retrouvailles.
Coeur de sang est une nouvelle traitant du suicide et du choix ultime à faire pour continuer à vivre. Pour écrire cette nouvelle, j’ai puisé dans ma propre détresse émotionnelle, cette profonde tristesse que je traîne depuis longtemps. Car la douleur émotionnelle que vit ma protagoniste est semblable à ce que j’ai vécu pendant plusieurs années. J’ai présenté ma nouvelle en racontant tout cela aux gens présents dans ce petit bar, Le Zénob, de Trois-Rivières. Je leur ai dévoilé ma vulnérabilité en toute humilité. Puis j’ai ensuite lu mon texte. Je m’étais pratiquée une ou deux fois à la maison. Je savais exactement où ralentir dans ma lecture pour donner de l’effet à l’auditoire. C’était magique. À un moment donné, plus personne ne parlait dans le bar. Mes mots résonnaient dans leur tête. J’ai adoré la réaction du public à la fin, quand j’ai lu la dernière phrase. Ils ont tous soupiré de ravissement. Le bonheur !
Je garde un très beau souvenir de cette soirée. J’étais moi-même, pas une autre. Juste moi-même, avec ma vulnérabilité, mes failles et mes forces. C’est tout.
Même mes cheveux, je les avais laissés sécher naturellement, je n’avais pas envie de les contrôler comme avant. Donc, tout de moi était au naturel…




As-tu déjà assisté à un lancement de livre d’un auteur ou d’une autrice ? Comment as-tu vécu cette expérience ? Qu’as-tu appris de cet événement ?
Je souhaiterais lire tes mots…
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