POSTURE D’ÉCRIVAINE

J’ai découvert un parallèle entre ma façon de voir les gens de la vie de tous les jours et ma façon de voir mes personnages : dans les deux cas, un voile d’interprétation nappe souvent les êtres réels ou fictifs, m’empêchant d’observer ce qui est. Cette couche de sur-pensée provient d’une position intérieure erronée.

Je suis sur la défensive. Pourquoi le suis-je ? Je ne suis pas en danger ! 

Mon idéal…

En écriture, de prose ou de poème, être en position de découverte, de non-contrôle ; les personnages se déploient, choisissent, agissent, et moi, j’écris ce que je vois ; les mots coulent à l’image d’une rivière sauvage, éclaboussent les pages, et moi, j’écris ce que j’entends. 

En écriture, de prose ou de poème, être en position de découverte, de non-contrôle…

J’observe, j’apprends, j’explore. Les personnages ont des visions et des vies différentes des miennes. Ont des défis autres que les miens. Parlent différemment. Leur lien avec la langue est autre, étrangère. 

Et moi, j’observe, j’apprends. 

Mon objectif : apprendre à lire ce que j’écris, autrement dit faire un pas de côté pour mieux voir ce qui s’écrit ; épouser l’émerveillement devant la vie qui fait ses premiers pas sur la page. Ne plus avoir peur de laisser couler ; la peur origine du contrôle. Je ne contrôle rien, ni les personnages ni les mots ; ils vivent par eux-mêmes.

Épouser l’émerveillement devant la vie qui fait ses premiers pas sur la page.

Me libérer de cette couche de sur-pensée, laisser vivre les mots, les personnages, sans jugement, sans filtre, sans rien ; juste regarder et comprendre, apprendre, découvrir de nouvelles visions, ce que mes personnages et mes mots ont à dire.

L’écrivain est au service de l’histoire ; sa seule position véritable.

Avec humilité.    

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. maman dit :

    Salut ma grande
    il est sept heures du matin,les oiseaux gazouillent dans les arbres, Daniel fait le petit déjeûner et je viens de lire ton nouveau blogue. Tu as une très belle écriture, un poème. Ce que tu décris comme tes sentiments, je pourrais en dire autant de moi en ce moment. montagnes russes, émotions négatives, doute sur ma relation de couple, etc.
    je t’embrasse, je t’aime
    Je regrette tellement de ne pas t’avoir donné l’enfance que tu méritais
    Maman

    J'aime

    1. Maman ! Tu n’as aucun regret à avoir. Tu as été la mère que tu devais être, tu as fait de ton mieux avec ce que tu avais, ce que tu étais. Toute chose est à sa place en ce monde. Les manques que j’ai eus me rendre plus forte aujourd’hui, plus sensible à la souffrance d’autrui, plus à l’écoute. Ils me permettent d’aller plus loin dans ma création littéraire. Je ne t’en veux pas, tu le sais. Je t’ai pardonnée depuis longtemps. Est-ce que tu t’es pardonnée, maman ? Je t’aime très fort ! Bisous xxx… ❤️❤️❤️

      J'aime

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