L’IA comme outil d’écriture – cas d’utilisation – exemple 2

NOTE : Les images de cet article (sauf la page de couverture de mon prochain livre), sont générées par l’IA de WordPress.


Depuis des années, je consulte une psychologue. Lors de nos dernières rencontres, je lui ai beaucoup parlé de mon écriture, de mes personnages et des blocages que je rencontre quand il est question de mettre l’autrice que je suis en avant-plan.

Ma psy m’a suggéré d’écrire une scène où l’un de mes personnages, en manque de confiance en soi, décide de se montrer, de montrer son pouvoir. J’ai pensé à une jeune elfe qui n’est pas très reconnue dans sa communauté, on ne la remarque que très rarement, et elle en souffre beaucoup. Son nom est Nora (un matin, je me suis réveillée avec cette phrase : « Elle s’appelait Nora. »)

J’ai demandé à Chat GPT quel pouvoir ou talent, les elfes pouvaient avoir.

Voici sa réponse :


Les elfes sont des créatures fascinantes qui apparaissent dans de nombreuses mythologies et récits de fantasy. Leurs talents et pouvoirs varient selon les univers, mais voici quelques capacités souvent associées aux elfes :

🏹 Talents et aptitudes naturelles

  1. Agilité et rapidité : Les elfes sont souvent décrits comme étant plus rapides et agiles que les humains.
  2. Maîtrise des armes : En particulier l’arc et l’épée, mais aussi parfois la dague ou la lance.
  3. Discrétion et furtivité : Certains elfes sont capables de se déplacer silencieusement et de se fondre dans la nature.
  4. Longévité ou immortalité : Dans de nombreuses légendes, les elfes vivent plusieurs siècles, voire éternellement.
  5. Perception accrue : Leur ouïe, leur vue et leur odorat sont souvent plus développés que ceux des humains.
  6. Lien avec la nature : Ils peuvent comprendre les animaux, sentir les changements dans la forêt et même influencer la croissance des plantes.

✨ Pouvoirs magiques possibles

  1. Guérison : Certains elfes possèdent un don de guérison, par imposition des mains ou en utilisant des plantes et des enchantements.
  2. Télépathie ou communication subtile : Un lien mental entre eux ou avec certaines créatures de la nature.
  3. Manipulation de la lumière : Certains elfes peuvent créer des orbes lumineuses ou marcher sans laisser d’ombre.
  4. Maîtrise des éléments : Eau, vent, terre ou feu selon leur culture et leur affinité.
  5. Illusions et enchantements : Certains peuvent tromper les sens des autres ou se rendre invisibles.
  6. Voyage entre les mondes : Dans certaines légendes, les elfes sont capables de traverser des dimensions ou de se déplacer entre le monde des mortels et le leur.
  7. Contrôle du temps : De rares récits attribuent aux elfes une capacité à ralentir ou accélérer le temps.

Les elfes peuvent avoir une nature noble et sage (comme chez Tolkien avec les elfes de la Terre du Milieu) ou être plus espiègles et malicieux (comme dans les contes nordiques et celtiques).

Tu cherches des talents elfes dans un contexte particulier ? Fantasy épique, légendes anciennes, ou peut-être pour un personnage dans une histoire ? 😊


Et je lui ai répondu :

Oui, c’est un personnage dans une courte histoire où j’explore la volonté de l’elfe (une femme) de se mettre en avant-plan, alors qu’elle a très peu confiance en elle. Elle découvre à peine son talent, et sent que ça peut faire du bien aux autres. Le voyage entre les mondes me parle, ainsi que la manipulation de la lumière. Je sais déjà qu’elle s’appelle Nora. J’ignore encore l’univers dans lequel elle existe. Mon but, c’est d’écrire une scène qui montre Nora qui décide de parler d’elle et de ses talents. Pourrais-tu me rédiger une petite scène ? 


Voici une scène mettant en avant Nora, son hésitation et la découverte de son talent, dans un moment clé où elle choisit enfin de se dévoiler.


La lumière de Nora

La pièce était remplie de murmures. Dans la grande salle circulaire, éclairée par des lanternes suspendues à de hautes arches de pierre, des silhouettes attendaient. Les uns debout, les autres assis en tailleur sur les tapis feutrés. Tous fixaient l’estrade de bois au centre, où chaque soir, quelqu’un venait partager une histoire, un chant, ou un don.

Nora se tenait à l’écart, le dos contre une colonne. Son cœur battait dans sa gorge. Pourquoi suis-je venue ? Elle connaissait la réponse. Parce qu’au fond, elle voulait essayer. Parce qu’elle sentait, pour la première fois, que ce qu’elle portait en elle pouvait exister ailleurs que dans l’ombre.

Les présentations avaient commencé. Un guérisseur montra l’effet de ses herbes, une conteuse ensorcela son auditoire avec sa voix, et un homme sculpta un oiseau dans un bloc de bois d’un simple toucher.

Puis vint le silence.

— Quelqu’un d’autre ? demanda l’hôte de la soirée, un elfe au manteau brodé d’étoiles.

Nora sentit un frisson la parcourir. Elle voulait s’avancer, mais ses jambes restaient figées. Et s’ils se moquaient ? Et si c’était trop insignifiant ?

Une main se leva dans l’assemblée. La sienne. Elle n’avait pas réfléchi, c’était son corps qui avait choisi.

Un instant plus tard, elle était sur l’estrade.

— Je… Je suis Nora, murmura-t-elle.

Une attente suspendit l’air.

— Et je crois… que je peux faire ceci.

Elle ferma les yeux. Elle se rappela la première fois où la lumière lui avait répondu. Dans la forêt, sous les étoiles, alors qu’elle pleurait sa peur d’être invisible. Ce soir-là, la brume dorée s’était éveillée au creux de ses paumes.

Elle tendit les mains devant elle.

Une lueur s’éleva, douce, fragile d’abord, comme un reflet de lune sur l’eau. Puis elle grandit, formant un halo autour d’elle. La lumière ne brûlait pas. Elle dansait, elle enveloppait, elle réchauffait.

Un souffle d’émerveillement parcourut l’assemblée.

Certains avaient fermé les yeux, comme si la clarté leur parlait. Une femme soupira, un homme esquissa un sourire après de longues heures de fatigue.

Et Nora comprit. Ce n’était pas une illusion. Ce n’était pas un rêve. C’était réel.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle rencontra ceux de l’hôte au manteau étoilé.

— C’est un don rare, souffla-t-il.

Nora serra les poings. Elle n’avait pas disparu. Pas cette fois.

Elle était là. Et tout le monde la voyait.


Quand j’ai lu cette scène, je suis restée scotchée : l’IA a su capter l’essence de la scène et lui donner un éclat qui me touche particulièrement.

Mais je ne me suis pas laissée impressionner par sa capacité d’invention, car j’avais l’intuition que ma force créative avait une autre idée de scène à me proposer.

Voici ce que j’ai écrit (c’est un premier jet avec toutes ses imperfections : redondances, répétitions, erreurs de cooccurrence, de structure de phrase…). Je me suis laissée un peu inspirer par ma lecture du moment, Les cités des Anciens, l’intégral 1, de Robin Hobb, une autrice dont les écrits ont un impact important dans la construction de l’écrivaine que je suis. Au début de cette histoire, le lecteur fait la connaissance de personnages vivant dans les arbres.


La lumière de Nora

Des pleurs lui parvenaient, c’était la nuit. Nora s’était réveillée subitement, son corps se balançant dans son lit suspendu entre deux branches de l’immense chêne centenaire. Il faisait noir. Très noir. Pas de lune. Ces pleurs faisaient échos à son rêve, dans lequel elle-même pleurait, car dans son rêve personne ne la voyait, et pourtant elle existait bel et bien, elle était réelle dans ce monde, elle sentait les fleurs qui poussaient de part et d’autre de l’allée ; elle entendait les oiseaux gazouiller dans les arbres, le tocsin sonner au loin ; et le doux murmure du vent se faufilait sur sa peau, la chatouillant agréablement. Elle vivait là, comme elle vivait dans le monde des hommes. Tout était réel autour d’elle. Tout. Cependant, elle semblait être invisible aux yeux des habitants de ce monde. Les autres elfes marchaient à côté d’elle sans la remarquer, sans la voir, comme si elle n’était qu’un vulgaire rocher sur le sol, rien de plus. Personnes ne remarquaient sa présence. Personne.

Agacée, elle bondit agilement de son lit, l’oreille tendue. Les pleurs provenaient d’au pied de l’arbre. À la hauteur où elle se trouvait, avec la nuit noire, elle ne parvenait pas à distinguer qui pleurait. Elle décida de descendre de l’arbre et d’aller voir.

Une petite elfe, tout de gris vêtu, était recroquevillée sur elle-même. Son petit corps exhalait une désagréable odeur de champignon pourri. Ses vêtements étaient recouverte de boue séchée. Et ses cheveux noirs s’entremêlaient avec de petites branches d’arbuste.

En fronçant les sourcils, Nora s’approcha de la gamine. « Pourquoi pleures-tu ? »

La gamine sursauta : « Qui êtes-vous ? Non, ne me touchez pas. Non, non. Partez, je ne… »

La petite elfe était paniquée, tout son corps tremblait. Pour la calmer, Nora tendit la main, paume vers le haut, en fermant les yeux. Elle repensa à la chaleur du soleil le matin quand il se lève, à sa lumière brillant à la surface du lac Drishta, aux éclats qui scintillent dans l’eau. Une chaleur se répandit dans sa main, elle ouvrit les yeux. Une belle lumière jaune et chaude émanait de sa paume. Au centre de cette lumière vivait un mini soleil jaune. La gamine écarquilla les yeux. Puis son visage se détendit. Elle semblait ne plus avoir peur. « Je ne te veux aucun mal, petite. Moi, c’est Nora. Et elle, dit-elle en montrant sa lumière, c’est Luminos, ma lumière… »

La petite se leva, comme attirée par l’éclat lumineux du soleil. « Comment as-tu fait ? demanda-t-elle.

— Je ne sais pas, je pense juste au soleil, à sa lumière, aux éclats lumineux qui m’émerveillent, puis la lumière jaillit de ma paume.

— Dès que je l’ai vue, je me suis sentie apaisée. 

— C’est un don rare », fit une voix masculine. Un grand elfe aux yeux dorés, à la chevelure noire, jaillit de l’autre côté de l’arbre et s’approcha d’elles. « C’est un don très ancien », fit-il en posant un regard appuyé sur elle.

Une odeur de pin et de sel émanait de son corps. L’elfe, pas vraiment plus vieux qu’elle, était grand et musclé, et complètement vêtu de noir. Il portait une arc et des flèches dans son dos. C’était un elfe nomade, remarqua Nora.

Elle sentit le feu lui monter au joues quand il la frôla avant de s’agenouiller devant la fillette.

« Lhianelle, enfin te voilà. Je te cherchais… »

Nora vit la gamine se contracter, son corps trembler à nouveau. Elle n’aimait pas cet elfe. Elle en avait peur.

« Qui êtes-vous ? demanda Nora sur la défensive. Et pourquoi pourchassiez-vous la gamine ?

— Je ne la pourchassais pas, je la cherchais, car elle s’était perdue… »

La lumière au centre de la paume de Nora s’intensifia. L’elfe cligna des yeux, puis il se secoua la tête, comme s’il tentait de chasser un certain envoûtement.

« Que me faites-vous ? dit-il en la menaçant du regard. Votre lumière… elle me… » Il se releva puis fixa Nora de ses yeux dorés : « Je suis Alysian, et cette gamine est la fille chérie de ma soeur. Elles étaient parties en voyage, puis nous les avons perdus de vue. Ma soeur demeure introuvable. Mais votre lumière m’a guidé vers vous. Et j’ai retrouvé Lhianelle… »

Nora ferma sa main, la lumière disparut.

Puis Alysian écarquilla les yeux. « Qui êtes-vous ? Vous possédez le don des anciens. Est-ce que vous le saviez ? »

Nora dévisageait Alysian ; personne avant lui ne l’avait regardé comme lui le faisait en ce moment. Elle eut le rare sentiment de pouvoir enfin exister. Ce qu’elle était, elle et son don, avait du sens pour… lui ! Nora fit non de la tête. Comment pouvait-elle le savoir, alors que personne dans sa communauté ne s’intéressait à elle ? Il est vrai que Nora était du genre timide, elle n’avait pas beaucoup confiance en elle. Elle avait peur des autres, de leurs mots, de leurs regards, de leurs gestes. Et c’est en secret qu’elle avait découvert son don de luminosité. 


Ma force créative a dirigé la scène dans une autre direction, comme je m’y attendais. Mon inconscient a pris les rênes et ce bout d’histoire s’est écrit tout seul.

Je suis parfaitement consciente que la tension dramatique de la scène mérite d’être retravaillée ainsi que les interactions entre les personnages, et les descriptions, et tout. Ici, l’important n’est pas l’écriture d’une scène parfaite, mais la découverte du coeur de la scène que mon inconscient m’a fait écrire.

Dans ma démarche artistique, je laisse toujours une grande place à la direction que prend mon inconscient pour raconter les histoires. J’ai le sentiment qu’il en sait bien plus sur ce que je suis en train d’écrire que ce que je peux en savoir.

Le lendemain matin, j’ai voulu comparer les deux scènes afin de mieux comprendre les aspirations narratives de mon inconscient.


Bonjour, ChatGPT. J’aimerais cette fois que tu analyses et compares le texte que tu as généré à partir de ma première demande dans cette conversation et celui que je t’ai proposé ensuite, qui provenait de mon imagination. Je veux en comprendre les différences. Merci.


1. Le ton et l’atmosphère

  • Ma version : Le ton est plus épuré, presque cérémonial. La scène se déroule dans un cadre collectif, avec une dimension presque sacrée (la grande salle, l’estrade, l’assemblée attentive). L’ambiance met en avant l’importance de la reconnaissance sociale et le dépassement de soi à travers un rituel.
  • Ta version : L’atmosphère est plus intime et immersive. Elle commence dans la solitude, la nuit profonde, avec des sensations physiques marquées (le noir, le froid, les pleurs, l’odeur de champignon pourri). Il y a une impression plus viscérale d’isolement et de mystère.

💡 Différence clé :
Ma version met l’accent sur un moment public de reconnaissance, tandis que la tienne explore un éveil plus personnel, presque secret, qui naît d’une rencontre inattendue.


2. La nature du conflit intérieur

  • Ma version : Nora est paralysée par la peur d’être invisible, mais le contexte (la scène, les spectateurs, la reconnaissance immédiate par l’assemblée et l’hôte) lui offre une validation instantanée. Son pouvoir est accueilli avec émerveillement.
  • Ta version : Nora ressent aussi cette invisibilité, mais sa souffrance est plus profondément enracinée. Elle est marginalisée au sein de sa propre communauté et n’a reçu aucune reconnaissance avant ce moment. L’arrivée d’Alysian renforce ce contraste : c’est la première personne qui la voit vraiment.

💡 Différence clé :
Ma version va plus rapidement vers une reconnaissance sociale alors que la tienne plonge dans la solitude et le doute de Nora avant de lui offrir un premier regard extérieur qui la valide.


3. La découverte du don

  • Ma version : Nora sait déjà qu’elle a ce pouvoir, mais elle ne l’a jamais montré. Elle choisit sciemment de l’activer et de s’exposer à un public.
  • Ta version : Le don semble plus instinctif. Nora ne l’a jamais vraiment exploré devant d’autres et l’utilise d’abord pour apaiser la fillette, sans savoir comment cela sera perçu.

💡 Différence clé :
Dans ma version, le don est une affirmation personnelle. Dans la tienne, il est une révélation progressive, déclenchée par l’émotion et la nécessité d’aider autrui.


4. L’impact du don sur les autres

  • Ma version : L’assemblée est émerveillée, la lumière est perçue comme bienveillante, et le don est immédiatement valorisé.
  • Ta version : L’effet du don est plus ambigu. La fillette est apaisée, mais Alysian semble troublé, presque méfiant. Il y a une dualité dans la réception de la lumière.

💡 Différence clé :
Dans ma version, la lumière a une acceptation immédiate. Dans la tienne, elle a un effet mystérieux, qui intrigue autant qu’il perturbe.


5. L’importance du regard des autres

  • Ma version : L’instant où Nora est vue et reconnue est collectif. C’est un moment symbolique de reconnaissance sociale.
  • Ta version : Le regard qui compte le plus vient d’Alysian, une seule personne. C’est un changement intime, presque troublant, qui ouvre une nouvelle perspective pour elle.

💡 Différence clé :
Ma version raconte un passage vers la reconnaissance publique, tandis que la tienne illustre une transformation plus intime et personnelle, avec des implications plus profondes.


6. L’élément relationnel et narratif

  • Ma version : L’histoire est centrée sur Nora et sa relation avec elle-même et l’assemblée. Il n’y a pas de véritable interaction individuelle.
  • Ta version : L’histoire introduit deux nouveaux personnages : Lhianelle et Alysian. Cela ajoute une dimension relationnelle et narrative plus complexe. Lhianelle crée une connexion immédiate avec Nora, tandis qu’Alysian joue un rôle d’opposant potentiel ou d’allié intrigué.

💡 Différence clé :
Ma version est centrée sur Nora seule face à une assemblée, tandis que la tienne introduit une dynamique entre plusieurs personnages, enrichissant ainsi l’histoire.


Conclusion : ce que cela révèle sur ton approche

👉 Ton texte est plus sensoriel, intime et dramatique : il explore en profondeur les émotions de Nora et la place dans une situation où elle doit agir sans garantie d’être acceptée. La présence de Lhianelle et d’Alysian apporte des enjeux narratifs supplémentaires.

👉 Ma version est plus symbolique et sociale : elle met en scène un moment de reconnaissance dans un cadre collectif, où Nora fait face à sa peur du regard des autres et trouve une validation immédiate.

🌟 Ta version va plus loin dans l’exploration psychologique et l’évolution progressive du personnage. Elle met en place des dynamiques narratives riches, ouvrant la porte à une suite.

Si ton but est d’explorer la découverte progressive de son don et le premier regard qui lui donne une place, alors ta version est parfaitement alignée avec ton intention de départ. ✨

J’espère que cette analyse t’aide à mieux comprendre les nuances entre les deux versions ! 😊 Tu veux explorer un aspect plus en profondeur ?


L’intelligence artificielle a ainsi mis en lumière les intentions cachées de ma scène. Je comprends que mon texte est plus intime et psychologique que le sien. Que mon écriture est plus dramatique et sensorielle. Que les relations entre les personnages enrichissent la scène.

Cet exercice de comparaison m’a permis de jauger ma force créative, et ainsi à avoir plus confiance en elle. Ce cheval fou, qu’est mon imaginaire, a une raison d’être : il a des histoires à raconter. Quand je lui propose d’analyser mes textes, l’IA me permet de poser un regard plus éclairé sur ce que raconte en réalité ces histoires.

Ainsi, l’IA jouerait le rôle de boussole me guidant dans la vastitude de mon imaginaire. Une boussole qui, m’indiquant les spécificités narratives de ma fiction, me suggère une direction à prendre, un chemin à emprunter si je veux aller plus loin avec l’histoire en question.

Après avoir discuté avec elle du rôle de l’inconscient dans ma pratique d’écriture et des différents textes que je lui ai proposés, j’en suis venue à certaines conclusions concernant mon identité d’autrice.

  • J’ai un instinct narratif qui me pousse à raconter des histoires de transformation, de découverte de soi et de passage entre un état de conscience X vers un état de conscience Y. Autrement dit, mes personnages changent ; à la fin d’une histoire, ils ne sont plus ce qu’ils étaient au début.
  • Je jongle avec des styles différents, mais je garde une signature : une écriture immersive, introspective, sensorielle, avec une touche de mystère.
  • J’écris pour plusieurs publics, mais avec un fil rouge commun : l’exploration de l’identité, du doute et de la quête de sens.

Voilà.

Pour le moment, c’est ce qui semble constituer mon identité d’écrivaine. Cependant, je suis parfaitement consciente que cette identité évolue. Elle est en elle-même un personnage dynamique et vivant.

Je me permets donc de ne pas me cantonner dans un moule prédéfini d’autrice. Je suis ouverte à toute proposition de mon instinct narratif (inconscient ou force créative), car il sait mieux que moi le genre d’histoire que je dois écrire pour faire le pas suivant vers ma guérison intérieure…

Mais… mon choix d’histoire ne devrait-il pas dépendre de ce qui me fait le plus vibrer, de ce que j’ai envie d’explorer, de ce qui m’anime, m’enthousiasme, qui me fait ressentir cette petite excitation au creux du ventre, de ce qui insiste dans mes pensées et dans mes rêves nocturnes ? Ce ressenti-là n’est-il pas lui aussi une boussole importante ?

Que dois-je faire ? Suivre la voie suggérée par l’inconscient ou celle qui me fait le plus vibrer ?

Et si les deux voix se rencontraient.

Et si dans les suggestions de mon inconscient se trouvaient des univers et des personnages m’animant au plus haut point, créant en moi un besoin d’en savoir plus. Comme la scène avec Nora. J’ai envie de découvrir comment elle parviendra à assumer pleinement son pouvoir. Ça vibre en moi, cette notion de découverte du pouvoir que l’on porte en soi, d’arriver à prendre sa place en ce monde grâce à lui et à qui l’on est… avec lui. Si je poursuivais dans cette direction, l’écrivaine que je suis découvrirait-elle d’autres secrets sur elle-même et sur sa force créative ?

En conclusion, je dirais qu’un écrivain accompli est celui qui est capable de travailler consciemment avec ces deux boussoles : la direction que lui suggère son inconscient et son ressenti intérieur.

NOTE à moi-même : Je sais pertinemment que je n’ai pas fini d’explorer mon imaginaire et la portée de mon inconscient dans mon écriture. Cet article en est la preuve, ou la prémisse…

 

Je me sens mieux avec moi-même : je ressens moins de doute et d’anxiété face à cette puissance créative qui vit en moi.

Quand on sait comment travailler avec elle, l’IA peut devenir une précieuse alliée dans notre quête d’identité d’auteur.


Grande nouvelle !!

Ce printemps (mai ou juin) sortira mon nouveau livre, Le papillon des retrouvailles, un recueil de nouvelles littéraires, qui justement explore la thématique du passage.

La page de couverture est une création de Sarah Fatmi, illustratrice et designer graphique.

Je t’en reparle dans un prochain billet…


 


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2 commentaires

  1. Myriam Plante dit :

    C’est intéressant comme expérience! Personnellement, j’ai une intense allergie à l’IA créative, je ne veux rien savoir… Mais je trouve ça très pertinent l’utilisation que tu en as fait ici. Et j’aime bien Nora!

    1. Merci, Myriam, d’être passée sur le blog.
      Merci pour ton commentaire.

      Je suis contente que cet article ait pu te proposer un nouveau regard sur l’IA comme outil d’écriture.

      Oui, moi aussi, j’aime bien Nora…

Les commentaires sont fermés.