Deuxième contact

MAHDIA

MADHIA. Mon cœur s’éprend d’un élan vif galop des jours. Partir. Ses mains dans les miennes. Rire aux éclats, nos papillons frêles d’une liberté d’enfant. Souffle pur d’un baiser entre deux nuages : lui moi lui moi lui moi… Ma bouche remue ; des mots en flocons de silence s’échappent. M’entend-il ? M’entend-il dans ce vacarme hideux de nos vies ? Il me regarde, et mon corps se faufilerait dans le pli de sa main, disparaîtrait au coin de son sourire, nourrirait sa chair. C’est impossible. Désir d’une âme enchaînée, éperdue, dans ce monde fracturé. Détourne-toi, Mahdia ! C’est impossible ! 

MAKI

MAKI. Elle et moi, dans un champ d’herbes asséchées et de fleurs flétries, sous le soleil ; son rire qui se joue du pollen qui s’enfuit ; sa main, douce main, forte et brave, caresse ma joue, la balafrée. Elle et moi, dans nos jardins, entre les allées d’espoir, sous les soleils au parfum d’agrume ; son regard se lie au mien ; ses doigts, chauds et fermes, me serrent contre son cœur.
 
L’humaine au cœur de bougainvillier me regarde en cet instant. Viens, viens, partons, quittons ce monde brisé. Sa voix silencieuse pellette dans mes envies cachées. 

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